L'exploitation artisanale de l'or attire les élèves et enseignants de Nyunzu, un territoire au nord du Katanga, la province riche en ressources minières dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Face à cette activité lucrative, ils sont nombreux à abandonner l'école, et les enseignants qui résistent à cette tentation, passent des journées avec très peu d'élèves dans leurs classes. Les plaintes des autorités et organisations de la société civile n'ont pu rien changer encore.
Le matin du 29 avril, un lourd silence plane sur la cour de l'institut pédagogique Mawazo, dans le territoire de Nyunzu. Seul avec son bâton en main, le préfet des études dans cette école secondaire, Pascal Irung, visite les classes, l'une après l'autre. Son indignation est grande: sur un effectif d'environ 320 élèves, 194 fréquentent toujours l'école, mais tous ne sont pas réguliers.
«Ils sont pleins dans les carrières, enseignants et élèves. L'or les attire parce qu'il leur permet de se faire un peu d'argent», déclare Irung à IPS, profitant d'une visite de journalistes et d'autorités politiques dans l'école.
Faute d'enseignants, certaines promotions se regroupent pour suivre les cours ensemble, laissant des classes vides.
Ce qui pose aussi le problème et les préoccupations sur le travail infantile dans les mines. Regardez le reportage réalisé par Al Qarra...
» Lire l'article sur allAfrica.com | Photo: Flickr, by Sarah Danaher.
Ce qui pose aussi le problème et les préoccupations sur le travail infantile dans les mines. Regardez le reportage réalisé par Al Qarra...
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